A4 SUR LA TRACE DES AIEUX AGERON

AGERON Jean-Marie Joseph (1863-1940) et EFFANTIN Marie-Rose (1863-1911),
parents de Clémence et grands-parents maternel de Geneviève.

      -Jean-Marie est né à « La Cloitre » hameau de Montmiral. Il a acheté la maison familiale des Ageron, où vit en 2009 Jeannette, cousine germaine de Geneviève. Quand il est décédé fin décembre 1940, il y avait beaucoup de neige, trop de neige, ce qui rendit impossible le trajet de Triors à Montmiral pour sa fille et son gendre. Même le corbillard ne put accéder à la maison où il reposait. 8 jours après son décès, c’est finalement un groupe de soldats logés à l’école libre du village qui viendra faire  la trace et tirera le cercueil derrière un engin.

Gérard : « grand-père Ageron était venu à Triors en fin de vie. Clémence nous demandait de le surveiller car il perdait un peu la tête. Un jour je lui dis de ne pas s’éloigner (j’avais 10 ans), il me répond : «  tu m’emmerdes ; ça m’a marqué ».

      - Marie-Rose est décédée deux ans avant le début de la guerre en 1911 dans des circonstances dramatiques : à 48 ans, elle était tombée par un trapon du fourrage et était restée accrochée par un sein à un crochet. En suivra un cancer fatal.


Témoignage (avril 2010) de Jeannette fille de Jean-Marie Ageron (frère de Clémence épouse Tardy), cousine germaine de Geneviève Tardy épouse Bossan.  « C’est l’arrière grand-père François Ageron qui a acheté la maison des Cloitres à Montmiral. Son épouse Edwige-Rose née Duret était née aux Balmes, à coté de Romans. Les parents d’Edwige-Rose ont fait partie des  victimes des « Chauffeurs de la Drome* » qui les avaient attaqués à leur domicile, leur brulant les pieds dans la cheminée pour leur faire avouer où était caché leur argent. Cette bande célèbre repérait ses futures victimes aux marchés des bestiaux où les bêtes étaient vendues.

Mon grand-père Jean-Marie-Joseph a acheté la maison familiale où sont nés Clémence et ses frères et où je vis encore ».

Souvenirs croisés de Geneviève et Jeannette : «  la tradition de Noel à Montmiral, c’était de fabriquer des caramels. Clémence avait conservé cette tradition à Triors. Mais il fallait surveiller Gérard qui était très gourmand et  dévorait les caramels avant tout le reste de la famille… Cyrille-Eloi  disait à son épouse « c’est le petit, laisse le faire »…

« Les biberons des bébés étaient au lait de chèvre, non cuit. Parfois, ils étaient même directement remplis au pis de la chèvre ! »

  les deux cousines Geneviève et Jeannette à Montmiral, avril 2010.


 

*Les Chauffeurs de la Drômevalentinoise et romanaise. Ils ont assassiné, entre 1905 et 1908, 18 personnes. On les appelle chauffeurs car ils brûlent les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer où sont cachées leurs économies. Ils tuent la nuit et le jour reprennent leurs activités de cordonnier ou de maçon. Chaque membre connaissait sa tâche : « faire effraction avec des coutres, escalader les murs, enfoncer les portes avec de grosses pièces de bois, lier, garrotter, assommer, couper la gorge, chauffer les pieds, voler, incendier, empoisonner, violer, partout ce sont les mêmes moyens employés par les brigands ». sont des bandits qui ont terrorisé les habitants de la campagne
Le 22 septembre 1909, à Valence, Octave David, Louis Berruyer et Urbain Liottard sont guillotinés. Le quatrième a échappé à la justice. Au moment de l'exécution, David s'écrie : "Je vais m'enrhumer, salut !"
Ce sont leurs méfaits qui vont notamment conduire Georges Clemenceau à créer les fameuses Brigades du Tigre pour pouvoir les intercepter.

       

                 Gravure en page de garde sur les chauffeurs de la Drome. Photo de leur exécution à Valence.

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